Articles taggés avec ‘labels’

Le bio, tout le monde s’y met…

6 juillet 2008 par naturalglam | ,

Green ConnectionDepuis quelques mois, Marionnaud, Séphora, Carrefour, L’Oréal… ont tous décidé de virer au vert… Afin de s’y retrouver, voilà un bilan des derniers rachats et développements dans le secteur de la beauté bio :

- Récemment, Séphora présentait sa gamme bio Green Connection, composée de 8 produits corps et cheveux, qui complète son offre de marque propre, comprenant déjà 1400 références. Bio par Marionnaud

- De même, Marionnaud, qui, pour sa première marque propre, a choisi de s’associer à Phyts pour créer une gamme bio, composée de 10 produits visage.

- La semaine dernière, le groupe de distribution Monoprix annonce avoir racheté 100% des actions de la société de la chaîne de produits biologiques Naturalia. “Cette acquisition, c’est l’opportunité pour Monoprix de pénétrer un nouveau marché et d’intégrer des offres et des expertises dans le domaine du bio, complémentaires à celles existantes“, a déclaré Bernardo Sanchez Incera, directeur général exécutif de Monoprix.

- Fin juin 2008, après Carrefour et sa ligne « Agir », Lascad du groupe L’Oréal annonce le lancement prochain de sa nouvelle gamme de gels douche Ushuaia certifiés Ecocert et labellisés Cosmebio.

- En juin toujours, L’Occitane annonce sa prise de participation majoritaire dans le Groupe M&A Développement qui fabrique et commercialise la marque de produits cosmétiques et d’hygiène Melvita.

- En octobre 2007, nous apprenons que le groupe Yves Rocher entre à hauteur de 35 % dans la société Terre d’Oc. Créée en 1995, cette société fabrique des produits conçus à partir de matières premières issues du commerce équitable, commercialisés au sein du réseau Nature & Découvertes.

- En 2006, L’Oréal rachete la chaîne britannique The Body Shop. Créée en 1976 par Anita Roddick, fille d’une famille d’émigrants italiens, The Body Shop avait fondé sa réputation sur le respect des droits de l’Homme, de la protection des animaux, de l’environnement et du commerce équitable, très discutée depuis ce rachat !

- En 2006 également, Clarins acquiert une participation de 10% dans le capital de la société Kibio. Cette société, créée en 2005 par Pierre Cabane et Laurent Potier, deux anciens du groupe L’Oréal, a développé une ligne de produits cosmétiques labellisée Cosmebio, distribuée dans certaines parapharmacies.

- Sans parler des lancements des gammes Bio Beauté de Nuxe, Care de Stella Mac Cartney, Jatamansi de l’Artisan Parfumeur, Origins Organics…

Bref, beaucoup de mouvements sur le secteur des cosmétiques bio depuis ces derniers mois!

Malgré l’aspect positif de la démocratisation du bio, qui est une plus grande sensibilisation de la part du grand public, les démarches de ces groupes peuvent interpeller !

En effet, ces produits certifiés répondent au même référentiel, au même cahier des charges que les autres produits bio. Comme expliqué ici, le label Cosmebio impose, entre autres, que 10% minimum des ingrédients soient issus de l’agriculture bio. Les marques citées ci-dessus se limitent souvent à ces critères imposés par les cahiers des charges.

D’autres marques, notamment celles présentes sur Natural Glam, même si elles ont les mêmes labels, vont beaucoup plus loin.

ThémisAu niveau de la composition de leurs produits, il n’est pas rare de trouver des marques proposant plus de 30% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. (Je pense notamment à Oliv’ par La Clarée, à beO, qui propose des produits à plus de 35% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique, à Thémis qui va même jusqu’à 80% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique dans certains produits…)

De plus, ces marques font le choix de développer leurs produits dans un réel souci du respect de l’environnement (un minimum d’emballage, choix de matériaux recyclés et/ou recyclables…) et dans un souci du respect de l’Homme (choix d’ingrédients issus du commerce équitable, collaboration avec des coopératives des pays du Sud…). A travers leurs démarches, elles présentent les valeurs éthiques et environnementales, auxquelles je crois. C’est essentiel, pour moi !

Alors, comme d’autres acteurs, je m’interroge sur la crédibilité des démarches de ces grands groupes : leur objectif est évidemment de surfer sur cette vague verte, mais quels discours vont-ils tenir face à leur clientèle ? Comment conseiller et argumenter sur la beauté bio lorsque l’on propose sur un même linéaire des cosmétiques conventionnels avec parabènes, phénoxyéthanol, PEG… et des marques bio ? Les incompréhensions qui existent encore aujourd’hui autour du bio ne s’amplifieront-t-elles pas avec de tels acteurs ?

Comment éclairer les consommateurs entre ces différentes approches? Ne faudrait-il pas envisager des cahiers des charges plus exigeants au niveau des certifications? Le label européen, attendu depuis plusieurs mois maintenant, saura-t-il prendre en compte ces nuances, permettant ainsi à la clientèle de comprendre les réelles différences existantes entre une marque de distributeur et une marque bio réellement soucieuse de notre planète et de notre beauté?

Le commerce équitable, quezako?

30 avril 2008 par naturalglam | ,

Il y a quelques jours, se déroulait à Paris, le 4e forum national du commerce équitable… et nous sommes actuellement en plein dans la quinzaine du commerce équitable. Mais qu’est-ce vraiment? Petit résumé: le commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial.

Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.

Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.

Aujourd’hui, les logos (aussi appelés à tort “labels”), les lieux de distribution , les rayonnages se multiplient et compliquent la compréhension et les choix des consommateurs. Quelques logos repérables:

FLO InternationalFLO International, représenté par l’association Max Havelaar en France, appose ce logo sur des produits contrôlés (agroalimentaires, cosmétiques…) comme issus du commerce équitable par FLO Cert.

logo BIO EQUITABLEBIO EQUITABLE appose ce logo sur des produits agroalimentaires issus de l’agriculture biologique et selon le référentiel Bio Equitable.

ECOCERT Fair TradeECOCERT Fair Trade délivre ce logo pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et textiles, garantis commerce équitable.

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur le site dédié.

Dans la jungle des labels…

22 avril 2008 par naturalglam | ,

Cosmebio, BDIH, Nature & Progrès, USDA, Ecocert…

Que signifie réellement chacun de ces labels? Quelles sont leurs garanties? Quelles différences existe-il entre ces labels? Qu’apportent-ils vraiment aux cosmétiques bio? Des questions qui me sont régulièrement posées et auxquelles je souhaitais vous apporter des réponses claires et précises.

A défaut d’une législation européenne (que l’on nous promet chaque année!), plusieurs pays possèdent leur propre label bio et donc leur propre cahier des charges qui donnent lieu à des certifications réalisées par des organismes reconnus sur leur marché. Malgré les différences entre les labels bio, tous les cahiers des charges offrent de sérieuses garanties.

Voici des informations concernant les labels les plus fréquents. [...]